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Discours

Communication annuelle du Président de la République de Lituanie Valdas Adamkus

Monsieur le Président du Seimas,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vos Excellences,
Mesdames et Messieurs,

 

La responsabilité constitutionnelle m'oblige à parcourir et à évaluer la vie de l'année passée de notre pays, l'activité du Gouvernement, ainsi qu'à stipuler les résolutions possibles et communes pour assurer la prospérité de l'Etat et de ses citoyens. En remplissant cette fonction, je voudrais exprimer mes pensées pour la dernière fois de cette législature de Seimas sur notre présent et nos perspectives, discuter des succès et des problèmes.

Nous sommes à la veille de la célébration du millénaire du nom de la Lituanie. Où en sommes-nous, à la veille de ce Jubilé ? Comment est l'Etat lituanien qui entre dans son deuxième millénaire, comment est son gouvernement et sa société ? Est-ce que les valeurs historiques, chrétiennes, humaines et démocratiques que nous reconnaissons, sont-elles réellement devenues les nôtres? Comment se porte notre vie publique et notre politique ?

 

Sur l'échelle des siècles nous pouvons affirmer que la Lituanie et ses citoyens n'ont jamais vécu d'une manière aussi aisée et  sécurisante, le peuple n'a jamais eu autant de possibilités de réaliser ses capacités créatrices et ses initiatives dans les différents domaines de la vie. Toutefois, est-ce que nous nous servons de manière convenable de ces possibilités qui sont accordées par la souveraineté restauré par les efforts de nous tous, ainsi que par la participation à la communauté des Etats de démocratie libérale?

Hélas, ayant commencé la dix-neuvième année de l'indépendance, nous sommes obligés de ne pas parler des défis ou des problèmes, mais constater de la crise de confiance dans l'Etat. Nous sommes arrivés, pas après pas, à cette crise conséquente, en négligeant les avertissements et les incitations à se diriger vers un accord et les intérêts communs. Je vais citer quelques raisons de cette crise. La première et la plus importante est le manque de  réflexion stratégique que j'ai mentionné plusieurs fois. Il y a vingt ans que le Mouvement Sajudis a eu pour objectif de restaurer la République. Ensuite, nous avons décidé de devenir un pays membre de l'Union européenne et de l'OTAN, ces points de repères incitaient les réformes de l'intérieur, ainsi que le progrès du pays. Mais aujourd'hui nous n'avons pas trouvé la réponse à la question : et après? Vers quel but devons nous tendre et de quelle manière pouvons- nous en bâtir les fondements, concernant la prospérité à long terme de nos citoyens ? Je pense qu'aujourd'hui il ne faut pas regretter l'union des citoyens qui accompagnaient  la restauration de l'Etat il y a vingt ans, mais tendre d'une manière calme, rationnelle et pragmatique vers un accord des priorités concrètes dans la politique sociale, la science et l'éducation, ainsi que dans la sécurité de la santé.

 

Pour le moment nous ne faisons que parler de la prospérité du pays et des valeurs européennes, mais réellement nous nous avançons vers la stagnation et la décadence. Les ressources de l'Union européenne nous ont permis aujourd'hui de nous laisser porter, mais cette situation ne durera pas pendant longtemps, tandis que les problèmes essentiels restent non résolus. Cette indifférence stratégique provoque un autre problème : notre politique ne donne pas les résultats dans les domaines les plus importants de notre vie, où les changements sont particulièrement nécessaires. Les travaux concrets qui auraient pu être ou qui peuvent être fais, sont dévalués, comme sans importance ou à remettre au futur. Et finalement, même s'il y a une chose réelle qui a été faite pour la prospérité du pays et du peuple, ces succès sont minorés par la froideur du gouvernement, le non respect et l'insensibilité  vis-à-vis des citoyens qui ont une défiance envers l'Etat.  
    
Je me demande sans cesse : comment faut-il diminuer l'écart entre les espoirs des citoyens et les capacités du gouvernement de les contenter, comment restaurer la responsabilité, le consensus pour les questions les plus importantes et la sagesse pour notre vie politique ?  Par quelles paroles ou quelles actions pourrions-nous mettre fin à la confrontation et à la "chasse aux sorcières", arrêter les disputes pour les choses non essentielles, ainsi encourager tout le monde à chercher des solutions positives qui sont nécessaires pour renforcer l'Etat ?

 

Regardons autour de nous : la maturité de la société augmente beaucoup plus vite que la responsabilité de nos politiciens et de leur sagesse politique. La société elle-même commence à résoudre les problèmes les plus importants, dans son esprit germe l'idée aider les pauvres, mettre un terme à la guerre sur les routes, promouvoir le patrimoine culturel et national du pays, ainsi qu'une organisation de l'éducation, de l'instruction et promouvoir les initiatives communes des affaires. La croissance de la société citoyenne et ses succès inspirent notre fierté. Mais une question se pose : est-ce que ce ne sont pas les élus du peuple qui devraient paraître en avant de ce mouvement citoyen ? Car la confiance du peuple dans l'Etat, sa participation à la vie publique, son attente de la bonne gestion des politiciens, afin de réaliser leurs espoirs est une condition nécessaire pour garder un Etat fort.

Cette vision de l'Etat est issue de la tradition du 16 Février et du 11 Mars et venait des idéaux du Mouvement Sajudis. Il y a vingt ans que Sajudis a réveillé la Lituanie pour sa renaissance, ayant élevé la confiance des citoyens en leur Etat. Il est compréhensible qu'ayant réalisé un objectif commun du peuple entier, nous avons été plus unis que maintenant, quand nous suivons des chemins différents et  nous comprenons d'une manière différente la direction nécessaire au progrès. Mais la diversité des opinions et des points de vue, l'autocritique, ainsi que le courage à entendre la critique des autres est le signal d'une société mûre et démocratique. Hélas, en Lituanie les traditions démocratiques pour prendre des décisions ne sont pas courantes. La perception que la démocratie n'est pas la dictée que par les hommes forts ou influents n'existe pas, mais elle est la communauté de citoyens qui sont égaux devant la loi et qui est motivée par la solidarité, la confiance, ainsi que par le respect réciproque des droits de l'homme et de la liberté.

La société répond au défaut de ces valeurs par la défiance envers le système politique. Cette défiance est justifiée par promesses impressionnantes, dispersées en vue de nouvelles élections. Je souligne : ce ne sont pas des projets sérieux de réorganisation, mais uniquement des promesses irréelles et flatteuses pour les citoyens, sans  responsabilité et sans orientation créer la prospérité à long terme, sont irréalisables. Les citoyens éprouvent de la déception et de la défiance, concernant les  institutions gouvernementales, tandis que les promoteurs se noient dans une imitation d'activité, dans des scandales et des commissions, dans les luttes internes aux sphères d'influence. Je ne puis imaginer que le peuple espère un sauveteur et vote pour les populistes, ayant pour espoir que ceux-ci puissent gouverner de meilleure manière. C'est plutôt une expression de défiance en ceux, en qui il a été  cru et qui ont déçu. Je voudrais demander aux partis politiques de respecter le peuple et de ne pas oublier leurs responsabilités, mais aussi d'avoir une conception  plus claire, concernant leurs orientations vis à vis de leurs électeurs et les intérêts de quelle couche sociale vont défendre ces partis.

 

Je vois encore une cause de la défiance en notre système politique, l'insincérité des partis politiques. Il n'est pas clair que des raisons idéologiques, politiques ou autres décident les actes politiques. Beaucoup de doutes existent, concernant le financement des campagnes électorales, provenant de sources privées. Nous ne pouvons nous en sortir uniquement par des amendements cosmétiques à la loi. J'expose ma position stricte, il est nécessaire d'interdire aux  partis politiques de financer des personnes physiques et juridiques.  
 
Aucun progrès, aucun renouvellement politique n'est possible sans la participation de la jeune génération responsable et professionnellement préparée à la vie politique. Pourtant, nous voyons quelques jeunes personnes au Seimas, mais nous n'apercevons pas le renouvellement essentiel et il n'y a pas suffisament de changement de génération dans les partis. De ce fait, la jeunesse actuelle va vivre en Lituanie, crée par les décisions d'aujourd'hui et qui vont déterminer l'avenir de la politique, de la science, de la culture, de l'économie.

Nous pouvons nous réjouir de l'économie qui est en extension rapide. Grâce aux gens diligents, dirigeants d'affaires, qui font preuve d'initiative, nous continuons à avancer vers la moyenne de l'expansion économique de l'Union européenne. D'un autre côté, il n'est pas possible de ne pas apercevoir que même maintenant le progrès de la Lituanie se ralentit par rapport aux différentes comparaisons internationales, dans beaucoup de cas, les autres Etats de la région nous dépassent. Un seul succès réel, important et pratiquement unique est que pendant cette année l'impôt sur le revenu ait été réduit et  beaucoup de gens du pays se sont rendus compte de cet avantage. J'encourage la continueté de cette politique conséquente des impôts et à éviter la manipulation des taxes ou du budget dans le seul but d'objectifs électoraux. Les discutions, concernant la politique  des impôts pendant les derniers mois je les considère comme un retour en arrière, sans aucune hésitation. Une erreur impardonnable émergerait, si l'avantage des réformes exécutées pendant plusieurs années, concernant les impôts sur le revenu, était   rayé d'un seul trait irresponsable. 

 

Sans savoir établir le budget du pays, nous donnons de mauvais signaux pour la Lituanie, ainsi que pour nos partenaires en Europe. C'est pour cette raison, que la Lituanie a eu une évaluation plus négative. J'avais souligné plusieurs fois que la restriction de l'augmentation des dépenses était un des moyens fondamentaux pour réagir aux prix qui augmentent rapidement. Je pense que nous gérons les finances de l'Etat trop tardivement et insuffisamment. J'espère que l'année prochaine le budget sera établi en prévoyant  le financement pour les domaines prioritaires, en accordant le financement du budget  avec les réformes structurelles. L'optimisme se porte vers la loi adoptée de Fiscalité disciplinaire qui assure les règles de vie économe. Si le montant des campagnes dépasse le budget qui est alloué, tout le monde risquera d'en payer d'une manière douloureuse les conséquences. 
 
Un des exemples impardonnables de la planification stratégique  vicieuse, c'est de faire traîner en longueur la question des salaires pour les professeurs. La politique presbyte, le point de vue systématique sur des dépenses et des engagements de l'Etat auraient aidé à éviter d'avoir le trouble qui a envahi une partie des écoles de la Lituanie. Il y a déjà plusieurs années que nous parlons de l'augmentation des salaires des bibliothécaires, des employés de musées, de culture, de réparer des anciennes erreurs dans la gestion des établissements de bibliothèques et de culture. Mais quand ces paroles vont-elles se transformer en solutions concrètes ? L'Etat n'a pas profité de l'expansion économique pour régler ce problème. J'insiste que  l'importance de l'éducation et de la culture doit être reconnue, mais il faut également réaliser le financement nécessaire.  Il paraît que les politiciens des certaines mairies nous montrent un exemple. Il n'y a pas longtemps quand j'avais visité la ville d'Utena où pendant plusieurs années dans le conseil de la mairie aucun parti n'avait pas la majorité absolue,  la majorité et l'opposition travaillaient de telle manière que les problèmes du changement des réseaux scolaires soient résolus avec succès, aussi nous pouvons nous apercevoir que la migration n'est pas excessive et toutes les conditions sont requises pour les gens afin de pouvoir devenir autodidactes.
    
 Un exemple éloquent, concernant les réformes très importantes qui n'ont pas été exécutées, est la réforme de l'éducation. Enfin, le Gouvernement a élaboré et a présenté pour le Seimas un projet de la loi qui décrit uniquement la situation présente, mais il a reçu des critiques et la confrontation. Combien de fois serai-je obligé de parler des réformes fondamentales  à exécuter dans le domaine des études supérieures et de son financement ? L'année précédente les partis politiques du Seimas se sont mis d'accord pour les principales réformes, concernant l'instruction et les  études. Il est nécessaire de faire un autre pas et adopter les lois qui réaliseraient cet accord. Nous ne pouvons pas nous permettre de repousser ces changements. En plus, la Cour Constitutionnelle a reconnu que les  articles de la loi, concernant les études supérieures actuelles qui règlent le financement des études, sont contradictoires pour la Constitution de la Lituanie. Sans prendre les décisions nécessaires, l'ordre d'entrée aux écoles supérieures ne sera pas clair cette année. 

 

Le système préventif de la corruption exige également une réorganisation rapide. Cela  témoigne une évaluation de la réalisation du programme, concernant la lutte Nationale contre la corruption, exécutée par le contrôle d'Etat. Il est probable que ce programme s'est transformé en simple correspondance  entre les institutions d'Etat, dont l'objectif principal est de liquider les causes de propagation de la corruption, et cela n'a pas été pris en considération nécessaire. Le sondage de la société démontre la nécessité de donner des pots- de- vin pour la résolution des problèmes. Quelle peut être l'efficacité de la lutte contre la corruption dont nous parlons, si le sondage démontre que 80 personnes sur cent  ne savent pas où ils pourraient s'adresser pour informer les autorités sur des faits de corruption. Il est évident que la lutte déclarée contre la corruption n'est que paroles contradictoires quant à la mise en pratique. Nous ne pouvons atteindre la réussite fondamentale que par la volonté politique, en fonctionnant dans deux directions : la poursuite pénale et le perfectionnement des articles de droit.

 

Il est intolérable que pendant des années la transparence de la réglementation juridique ait été ajournée dans des domaines si importants, concernant l'anti-corruption comme les achats publics, l'activité lobby, le financement des partis politiques. La plus grande responsabilité, concernant la situation présente, incombe aux politiciens  de perfectionner les lois et de liquider les causes de la propagation de la corruption.

Plusieurs partis  ont déclaré dans leur programme électoral une attention exceptionnelle vis-à-vis de l'homme et de la famille, mais la statistique démontre que la Lituanie est la  première d'après les indices, concernant la pauvreté des enfants. Ces chiffres ne sont pas abstraits, ni impersonnels, car derrière ces chiffres se trouvent nos voisins et les amis de classe de nos enfants. La suppression de la pauvreté des enfants est la plus grande démarche à suivre pour arrêter la succession de la pauvreté d'une génération à l'autre. Aujourd'hui le soutien pour les familles est à solutionner. Il est difficile pour les parents d'associer la famille et la carrière professionnelle, parce que nous manquons d'établissements d'éducation préscolaire. Car l'organisation du travail ne correspond pas à la réalité du marché : le travail des parents jusqu'à une heure tardive et pendant les jours fériés ou les week-ends. Si vraiment nous souhaitons que nos citoyens vivent du revenu de leur travail, nous devons créer un système flexible des services pour la famille, parce que le droit naturel d'un enfant est de vivre et grandir dans sa famille. En organisant ou accordant le soutien pour la famille, je ne trouve pas la coopération constructive et systématique entre les représentants de différents ministères, la gestion locale, ainsi qu'entre les organisations non-gouvernementales.

Heureusement l'année dernière, ont été résolu les anciens problèmes de la sécurité sociale comme l'augmentation de certaines pensions de SODRA. Je voudrais croire que la générosité particulière dans le domaine de la sécurité sociale n'est pas liée uniquement avec les élections à venir du Seimas. 

Il n'y a pas de doute, que la sécurité de la santé reste un des problèmes les plus importants et un domaine sensible.  Nous devons reconnaître que la réforme du système de santé est restée ajournée à cause de décisions politiques et d'un manque d'accord. Les hommes politiques doivent pendre leur responsabilité pour la situation instable. Dans les programmes des  futures élections, en préparant un article sur la sécurité de la santé, souvenez vous bien qu'aviez vous fait ou au moins aviez proposé de faire, étant membres de ce Seimas.            

L'année dernière le document de la stratégie du développement du système de santé pour 2008-20015 a été préparé, où les principales directions des réformes de la santé ont été exposées. J'évalue positivement les positions qui ont tendance à changer le mécanisme du financement des services de soins de santé, créer une assurance complémentaire et volontaire, faire augmenter le secteur concurrentiel de la santé et le partenariat entre les secteurs privés et publics.  N'oubliez pas que les gens qui attendent les consultations chez les médecins, ainsi que dans les services médicaux pendant des semaines et des mois,  espèrent également vos décisions concrètes.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Aujourd'hui le peuple veut des résultats concrets : les solutions des problèmes de la sécurité de la santé et de l'éducation, l'activité transparente des Cours de Justice, la lutte efficace contre la corruption, la restitution foncière. L'incapacité de finir à temps une réforme foncière, la lenteur du gouvernement en matière des solutions de la planification des territoires fait limiter d'une manière artificielle les offres de terrains pour les constructions. C'est pour cette raison que la plupart des gens ne peuvent pas acheter de logements de qualité. Malgré les promesses du Gouvernement d'élaborer les projets communs jusqu'à l'année 2008, ainsi que de finir la réforme foncière, il n'y pas de projets dans la plupart des mairies de Lituanie et la réforme foncière est à nouveau repoussée pour trois ans, ce qui laisse à penser qu'il y aurait plus de terrains disponibles. En raison de l'augmentation du prix du chauffage, l'entretien des logements devient plus onéreux. Ce prix baisserait si l'on rénovait les vieux logements, mais à ce jour il n'y a pas de résultats dans ce domaine.

Je garde espoir qu'après les nouvelles élections du Seimas, les politiciens seront capables de coopérer de la manière la meilleure et que le futur Gouvernement ne manquera pas de courage pour accomplir les réformes nécessaires et ainsi réaliser leurs promesses. Hélas, les autres moyens que j'ai mentionnés dans les années précédentes, sont restés non réalisés. Depuis longtemps que nous parlons de la nécessité d'améliorer les conditions pour les investissements étrangers,  cela n'est resté que des paroles. La Lituanie ne réalise pas les plus importants moyens pour attirer l'attention des investisseurs. Ce sont : la réduction de la cotisation de Sécurité sociale, la simplification de la réglementation  pour l'implantation des investisseurs et des employeurs étrangers en Lituanie, des décisions plus rapides et plus transparentes concernant les affaires foncières. Inversement :  nous détruisons le système  des impôts par de nouvelles exemptions et ainsi que les problèmes qui ne sont pas sérieusement argumentées, concernant les changements fondamentaux du système fiscal, mettent en doute les investisseurs.

L'irrésolution et la peur du gouvernement de prendre des décisions, ainsi que de la responsabilité, la crainte des changements et leur manque de vision du monde, le conduit à l'isolement, déçoivent nos citoyens et les poussent à quitter la patrie. Il serait utile de réfléchir d'une manière sérieuse sur l'expérience des autres pays qui sont les premiers, d'après leurs concurrences et leur prospérité économique et si nous  suivions leur exemple, nous deviendrions plus attractifs, non uniquement pour les investisseurs, mais également pour nos citoyens qui sont partis à l'étranger ? La Lituanie est devenue une partie intégrale de l'économie mondiale, pour cette raison nos décisions doivent correspondre à l'esprit du temps. La sincérité économique doit être un des principes de notre politique qui décide de la réaction sur les changements du marché du travail, les prix des ressources naturelles qui augmentent et les autres défis du monde.

 

Mais je souligne encore une fois que les résultats sont possibles par l'accord commun dont nous manquons aujourd'hui. Encore un exemple éloquent : enfin la loi des tribunaux a été remise en question. Mais l'incapacité du Seimas, de se mettre d'accord sur les problèmes principaux des tribunaux, et son manque de courage de résoudre ce problème. Il paraît que  la destinée du projet de cette loi pose une seule question : est-ce qu'il est possible de contester les décisions du tribunal administratif devant la Cour Suprême ? 

Il ne serait pas juste de considérer toutes les questions soulevées aujourd'hui comme les seules lacunes. Leur totalité dévalue l'image de notre Etat, du point de vue de nos citoyens.. Ne soyons pas indifférents pour les citoyens et pour leurs problèmes, ne diminuons pas leurs droits. Au lieu d'encourager la capacité des citoyens à savoir évaluer le présent d'une manière critique, ainsi qu'à éduquer leur fidélité  pour les valeurs démocratiques, il est  inadmissible de les opposer et de les forcer à témoigner des dissensions politiques.

Quand dans l'espace publique il est proféré des menaces conditionnelles contre l'Etat, cela provoque l'incertitude et la panique. Et en même temps, il n'est plus possible d'évaluer les facteurs de risque pour la sécurité nationale d'une manière objective et convenable, ainsi que de prendre les moyens pour les résoudre. Le thème sur l'activité du département de sécurité de l'Etat qui a apporté beaucoup de retentissements et de préoccupations, jusqu'au présent il a été mentionné que dans les commentaires publics pour les explications des relations  constitutionnelles de l'état de la sécurité nationale ou pour défendre des petits intérêts des partis. Mais pour l'Etat les luttes politiques ne sont pas importantes, ce qui est important est de créer un système de contrôle et de coordination des services spéciaux, ainsi que le renfort des forces des services de sécurité.

 

Les questions les plus importantes et les plus actuelles de la sécurité de l'Etat doivent être résolues en coopération avec les hauts fonctionnaires de l'Etat qui prennent les décisions et les propositions d'un commun accord. C'est uniquement par cette voie que la politique conséquente de l'Etat peut survivre. 

Je pense qu'il est juste de commencer par mettre en pratique le projet du comité de défense de l'Etat, de créer un système intégré de l'évaluation des menaces et la formulation des priorités de la sécurité nationale, ainsi il créera la base de la coopération effective pour les institutions les plus importantes qui s'occupent de la sécurité de l'Etat.

Un exemple à suivre, comment effectivement en s'appuyant sur les ressources de l'intérieur, premièrement par un accord commun, perfectionner le système et je considère la réforme  à accomplir dans le système de la défense nationale. Grâce à la réorganisation notre armée   augmente ses forces à l'intérieur du pays, elle se joint à garantir la sécurité euro - atlantique, et elle remplit d'autres tâches en période de paix. C'est pour  cette raison  qu'elle reçoit des avis favorables des alliés et mérite la confiance des citoyens de la Lituanie. Je m'en réjouis et j'encourage les chefs de la Sécurité Nationale à présenter les réformes de défense pour la société en respectant les délais et surtout passer à une armée professionnelle.

Mesdames et Messieurs,

Dans le monde d'aujourd'hui la sécurité énergétique devient une partie inséparable de la sécurité nationale de chaque pays. Les Gouvernements actuels et futurs seront obligés de résoudre une question fondamentale, assurer la diversité de l'approvisionnement des ressources énergétiques. La nouvelle centrale nucléaire et les jonctions construites de l'électricité est une tâche importante, prioritaire et pour sa réalisation il faudra beaucoup de finances et de ressources d'organisation, ainsi que les efforts communs de l'Etat et des entreprises.

 

L'année dernière les solutions d'une importance historique ont été prises, destinées à l'énergie. Nous avons rassemblé les voisins les plus proches comme des partenaires internationaux de confiance pour le plus grand projet de l'énergie dans la région, pour la construction de la nouvelle centrale nucléaire moderne. Après de longues discussions, ayant duré pendant seize ans, nous avons réussi à faire un premier pas très important avec les partenaires polonais pour la construction du pont de l'électricité. C'est un début optimiste. Maintenant nous devons assembler notre potentiel et sous l'attention de l'UE, ainsi que sous la tutelle de nos partenaires nous devons tendre à la réalisation de ce projet. Nous devons réaliser le plus rapidement possible le projet du pont de l'électricité vers la Suède.

 

A l'approche de la fermeture de la centrale nucléaire d'Ignalina et à la hausse des prix mondiaux  de l'énergie, nous sommes obligés de chercher des solutions efficaces par nous-mêmes et en demandant une aide de l'étranger pour diminuer les conséquences négatives pour notre économie. Je félicite les pourparlers dans la société en cette matière. Mais  en même temps j'incite à tendre aux solutions constructives qui sont appuyées sur une analyse professionnelle et non sur les émotions exprimées par des médias. Nous comprenons que chaque jour repoussé nous coûtera très cher. Les institutions de l'Etat doivent garder les principes clairs qui justifieraient le changement de prix pour les consommateurs.

Nous devons discuter avec la Commission européenne et les pays membres, savoir comment éviter une possible hausse rapide des prix de l'énergie pour l'année 2010 et les nouveaux défis de la sécurité. J'ai abordé et  je continuerai à aborder cette question avec les chefs des autres pays de l'Union européenne. J'espère que la Lituanie sera entendue. En même temps, c'est une épreuve pour nous-mêmes.  A quel niveau sommes-nous capables de comprendre nos intérêts et les défendre d'une manière convenable, est-ce que nous sommes capables de réaliser les projets de l'énergie que nous connaissons tous et qui pourraient changer la situation en Lituanie, ainsi ils nous feraient nous intégrer aux réseaux énergétiques de l'Europe.

L'incitation de la Lituanie pour créer une politique étrangère et efficace de l'énergie dans l'Union européenne, que l'Europe n'a jamais eu depuis sa construction, a reçu la compréhension et le soutien non uniquement de Varsovie, de Riga, de Tallin, mais également de Londres, de Paris et de Berlin. Les pays membres, ainsi que le sommet de l'UE qui coordonne la politique étrangère ont  parlé de cette politique, ainsi que de la nécessité des relations européennes transparentes et unies de l'énergie avec la Russie.

 

L'année dernière nous avons terminé une des plus importantes étapes de l'euro - intégration, nous sommes entrés dans l'espace de Schengen. Mais, ayant terminé avec succès les travaux commencés quand nous sommes entrés dans l'UE, nous pouvons nous apercevoir que la Lituanie s'intéressait très peu au marché de l'intérieur de l'Union européenne, l'introduction de l'euro est en train de s'éloigner, une utilisation moyenne des finances  de l'UE, un faible intérêt  pour la réforme du budget de l'UE. La Lituanie est le premier pays qui a ouvert les débats sur la révision du budget de l'UE, qui depuis longtemps était nécessaire. Cette révision apporte l'espoir que le budget de l'UE sera réformé et qu'il correspondra aux besoins. Si cette révision réussissait, l'on peut espérer qu'elle serait la plus importante du début de la création du budget de l'UE. Je manque actuellement de discussion en cette matière. Je cherche également des propositions responsables, comment exploiter à l'avenir les possibilités accordées par l'UE et l'économie globale pour maintenir l'extension économique. Je n'entends pas de propositions avec lesquelles on pourrait aller aux élections non uniquement pour la victoire, mais pour la prospérité à long terme du peuple, ainsi que pour les objectifs stratégiques à long terme de la Lituanie.

 

Nous apercevons le regard de l'Europe qui se tourne vers nous, ainsi que vers les pays voisins à l'Est. Nous voyons les efforts et le progrès des autres Etats, concernant la réalisation des réformes. L'année dernière les pays de cette région ont vécu des épreuves difficiles. Ayant la détermination de tendre vers les objectifs prévus, ayant une écoute permanente et l'aide de l'Europe et de la Lituanie, les pays comme l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie suivent le chemin des réformes. Le succès de ces réformes est important également  pour le peuple lituanien, pour les affaires, ainsi que pour la communauté internationale. C'est pour cette raison que la Lituanie soutient et soutiendra les aspirations de ces pays pour entrer dans la famille de l'Europe comme des pays membres et légitimes. 

 

La Lituanie a été active dans la participation  de la politique consolidée de l'Europe à l'égard de la Russie et elle va continuer. Il ne reste qu'à regretter que la Russie l'année dernière ait suspendu sa participation au contrat, concernant l'armement conventionnel en Europe et elle a visé les immenses bénéfices du pétrole et de l'export du gaz, pour le but de l'armement. Nous préférerions voir la Russie riche et renforcée dans le domaine de la société citoyenne et démocratique, mais pas dans la rhétorique de l'armement militaire. Hélas, pendant ces dernières années  nous n'avons pas aperçu de changements positifs en Russie et en Biélorussie. Mais cela n'empêchera pas  la Lituanie et  l'Europe de chercher de nouveaux moyens effectifs pour la coopération avec la Russie, particulièrement pendant la période de l'après élections et également renforcer le dialogue démocratique avec les gens qui réfléchissent en Biélorussie.

L'année prochaine nous serons actifs dans notre région et dans les points les plus importants pour l'Europe, ainsi que pour toute la communauté internationale. Notre contribution en Afghanistan, en Irak, dans les Balkans aide sans doute à créer la prospérité élémentaire et la stabilité de ces pays.

Le vent électoral ne doit pas agiter les objectifs et la direction de la politique étrangère de la Lituanie, parce que la politique étrangère, comme notre expérience nous le démontre, est le capital de confiance de l'Etat qu'il est difficile d'accumuler, mais facile à disperser.   
 
L'année dernière j'ai discuté de la crise d'identité de l'Etat. Nous vivons dans l'Union européenne, mais les standards européens de la culture, ainsi que la conception de la politique européenne qui sont appuyés sur les principes d'égalité et de la dignité, n'est pas encore appliquée dans notre politique. La perspective de la Lituanie je la vois comme un engagement pour les valeurs européennes de la culture et pour les principes de la politique démocratique. La forme de démocratie gérée qui conserve la mentalité soviétique n'est pas acceptable pour nous. 

Pendant les derniers temps, le mémoire historique devient un objet d'une grande importance de la politique et de ses combats. Nous voyons les efforts actifs des certains Etats de présenter à leur manière les faits du passé de l'Europe, dont y compris le  passé de la Lituanie, surtout les faits de son occupation, en changeant les jugements de l'histoire en système propagandiste, ainsi qu'en humiliant la motivation de la souveraineté de certains peuples et en renforçant les reliques de la conscience soviétique. C'est pour cela que nous devons organiser avec une responsabilité particulièrement grande les discussions, concernant les problèmes de la sécurité et du passé.

 

Il est nécessaire d'accentuer les valeurs qui font les bases de la sécurité nationale du pays et de l'existence du peuple, ainsi que résoudre les problèmes de l'éducation et de la culture. Uniquement grâce à l'identité nationale et du patriotisme global dans le monde du vingt et unième siècle nous pourrons rester nous-mêmes, garder le mémoire historique, ainsi qu'être tolérants et ouverts pour les nouveautés. Cela ne dépend que de notre propre clairvoyance, de l'activité et des priorités pour l'avenir le plus proche, ainsi que pour les perspectives lointaines. 
     ***
Nous nous sommes engagés à la transparence, à la démocratie et à la création de la société ouverte, nous pouvons espérer un Etat solide qui accorde une confiance aux citoyens. Est-ce que nous serons capables de le faire, cela dépendra de notre volonté, de la confiance, de la réciprocité.  Je suis certain que nous serons tous capables d'accomplir les tâches de cette époque historique en étant unis et en travaillant ensemble.

Valdas Adamkus, Président de la République de Lituanie

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